LA PERSONNE ÂGÉE FACE AUX RISQUES DE PERTE D’AUTONOMIE

La dénutrition, les chutes, la dépression, les médicaments, sont les principales causes d’hospitalisation des personnes âgées.

La notion de « personnes âgées en risque de perte d’autonomie » recouvre l’ensemble des personnes de 75 ans et plus, pouvant être encore autonomes, mais dont l’état de santé peut s’altérer pour des raisons d’ordre médical et /ou social.

LA DÉNUTRITION

La dénutrition concernerait 5 à 12 % des personnes âgées en ville, près de 50 % des patients âgés hospitalisés et la moitié des résidents d’EHPAD.

Les conséquences de la dénutrition sont graves et nombreuses : allongement des durées d’hospitalisation, augmentation des risques d’infection nosocomiale, de chute, de fracture ou d’entrée dans la dépendance, déficit immunitaire, dépression, aggravation des maladies chroniques…

Un repérage précoce de la perte de poids et de la dénutrition chez la personne âgée et la mise en place de mesures correctives doivent être une priorité en soins primaires, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS).

LES CHUTES

30 % des plus de 65 ans vivant à domicile sont victimes d’une chute tous les ans. Les risques de fractures suite à une chute augmentent avec l’âge et sont source de morbidité/mortalité. La chute est un marqueur important de fragilité conduisant à la perte d’autonomie.

La plupart des chutes chez la personne âgée ont des causes multifactorielles : médicales, psychologiques, comportementales et  environnementales. Elles doivent donc pouvoir bénéficier d’une évaluation globale des risques de chute et d’un programme thérapeutique personnalisé.

LA DÉPRESSION

La dépression est la pathologie psychiatrique la plus fréquente. Sa prévalence en population générale chez les plus de 65 ans serait de 15 % et de 2 à 3 % pour la dépression majeure (selon les critères du DSM-IV). En institution, ce taux serait de 40 %.

Son pronostic est mauvais, avec des risques de rechute, de passage à la chronicité, de dénutrition et d’aggravation des comorbidités, d’altération de la qualité de vie, d’augmentation de la dépendance et d’institutionnalisation, de passage à l’acte suicidaire, de surmortalité générale.

Le dépistage et le traitement de la dépression en médecine doivent permettre :

  • d’améliorer le repérage des patients dépressifs, la qualité des prescriptions médicamenteuses par le médecin non spécialiste et l’adhésion au traitement antidépresseur,
  • de développer le recours aux prises en charge non médicamenteuses.

LE RISQUE IATROGENIQUE

Le nombre de médicaments prescrits augmente avec l’âge et l’automédication concerne 60 % des personnes âgées. 20 % des hospitalisations chez les plus de 80 ans sont tout ou partie liées à un accident iatrogénique et près de la moitié de ces accidents iatrogéniques seraient évitables (le défaut d’observance serait responsable de la moitié de ces hospitalisations).

La prévention de la iatrogénie devrait se traduire par une amélioration de la qualité des prescriptions par les soins primaires, une amélioration de l’éducation / conseil thérapeutique et de l’adhésion aux traitements du patient âgé, et par un renforcement de la coordination des soins autour de la prescription lors des sorties hospitalières.

L’ensemble de l’étude menée sur le territoire Amboise-Loches

DIAGNOSTIC À TÉLÉCHARGER

ANNEXES À TÉLÉCHARGER

Pour prévenir les facteurs majeurs d’hospitalisation, le dispositif Paerpa permet d’accéder à un certain nombre de prestations dérogatoires auprès de professionnels spécialistes:

SI vous souhaitez participer à la mise en place de ces actions ou vous renseignez sur cette offre, contactez la CTA : cta37@paerpa-centre.fr ou 02 47 880 550