LA PERSONNE ÂGÉE FACE AUX RISQUES DE PERTE D’AUTONOMIE

La dénutrition, les chutes, la dépression et les médicaments sont les principales causes d’hospitalisation des personnes âgées.

La notion de « personnes âgées en risque de perte d’autonomie » recouvre l’ensemble des personnes de 75 ans et plus, pouvant être encore autonomes, mais dont l’état de santé peut s’altérer pour des raisons d’ordre médical et /ou social.

LA DÉNUTRITION

Les conséquences de la dénutrition sont graves et nombreuses : allongement des durées d’hospitalisation, augmentation des risques d’infection nosocomiale, de chute, de fracture ou d’entrée dans la dépendance, déficit immunitaire, dépression, aggravation des maladies chroniques…

Pour éviter ces risques, il est possible de faire un repérage précoce de la perte de poids et de la dénutrition chez la personne âgée et de mettre en place des mesures correctives.

LES CHUTES

30 % des personnes de plus de 65 ans vivant à domicile sont victimes d’une chute tous les ans. Les risques de fractures suite à une chute augmentent avec l’âge et sont source de morbidité/mortalité. La chute
est un marqueur important de fragilité conduisant à la perte d’autonomie.

La plupart des chutes chez la personne âgée ont des causes multiples: médicales, psychologiques, comportementales et  environnementales. Elles doivent donc pouvoir bénéficier d’une évaluation globale des risques de chute et d’un programme thérapeutique personnalisé.

LA DÉPRESSION

La dépression est la pathologie psychiatrique la plus fréquente. Sa prévalence en population générale chez les plus de 65 ans serait de 15 % et de 2 à 3 % pour la dépression majeure (selon les critères du DSM-IV). En institution ce taux serait de 40 %.

Son pronostic est mauvais, avec des risques de rechute, de passage à la chronicité, de dénutrition et d’aggravation des comorbidités, d’altération de la qualité de vie, d’augmentation de la dépendance et d’institutionnalisation, de passage à l’acte suicidaire, de surmortalité générale.

Le repérage des personnes déprimées doit permettre d’améliorer leur prise en charge et leur adhésion au traitement anti-dépresseur.

LES MÉDICAMENTS

Le nombre de médicaments prescrits augmente avec l’âge et l’automédication concerne 60 % des personnes âgées. 20 % des hospitalisations chez les plus de 80 ans sont tout ou  partie liées à un accident iatrogénique et près de la moitié de ces accidents iatrogéniques seraient évitables (le
défaut d’observance serait responsable de la moitié de ces hospitalisations).

La prévention de la iatrogénie médicamenteuse est importante en termes de santé publique. Elle devrait se traduire par une amélioration de la qualité des prescriptions par les soins primaires, une amélioration de l’éducation/conseil thérapeutique et de l’adhésion aux traitements du patient âgé,
et par un renforcement de la coordination des soins autour de la prescription lors des sorties hospitalières.

De nombreux documents en matière de prévention existent afin de vous conseiller sur les comportements à adopter pour un vieillissement en bonne santé :

MÉMO NUTRITION
BIEN VIVRE SON ÂGE
AMÉNAGER SA MAISON
LA DÉPRESSION S’EN SORTIR

 

 

 

D’autres brochures à télécharger ou à commander sur le site de l’INPES – Santé publique France

Pour prévenir les facteurs majeurs d’hospitalisation, le dispositif Paerpa permet d’accéder à un certain nombre de prestations dérogatoires auprès de professionnels spécialistes:

  • Des actions de prévention individuelles (bilan ergothérapique, diététique, podologique, …)
  • Des actions de prévention collectives : Mieux Vivre son deuil, pour prévenir le risque de dépression suite à la perte d’un proche aidant
  • Des programmes d’Education thérapeutique du patient (chutes, iatrogénie et dépression)

Pour plus d’information, renseignez-vous auprès de votre médecin traitant